Rencontre avec Alice Cériani
Après un baccalauréat option danse au lycée Jean Dautet de La Rochelle et une licence de danse à l’Université Nice Sophia Antipolis, Alice Cériani s’est formée à la danse contemporaine au sein du Jeune Ballet Atlantique du conservatoire de La Rochelle puis de la formation du danseur interprète Coline à Istres dans les Bouches du Rhône.
Parallèlement à son rôle d’interprète pour différents chorégraphes (José Vidal, Perrine Gabrielsen, Maud Vallée…) elle mène depuis 2017 son propre travail chorégraphique. Elle s’intéresse à la pluridisciplinarité de la création contemporaine, pratiquant le théâtre, le chant et la danse flamenco.
Une belle rencontre de Margueritte La Rochelaise lors de sa résidence à La Maison des écritures à La Rochelle.

Alice Cériani, en trois mots ?
Oh la la c’est difficile… Réfléchie, fantaisiste et sensible.
Un souvenir ou évènement marquant ?
Lorsque j’étais enfant, le moment où j’ai senti que je voulais faire de la scène. Ma mère m’a inscrite au théâtre à 7 ans, sans doute parce qu’elle devait sentir que j’avais une appétence à jouer la comédie. Je pense que cela a duré un an environ car nous avons déménagé ensuite. C’était une adaptation pour des enfants de 7 ans dont je n’ai pas de souvenir particulier. Par contre je me souviens très bien de m’être réveillée avec le trac le matin, un trac énorme. Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait et pourquoi je me sentais mal. Ma mère me voyant dans cet état m’a expliqué que j’avais le trac. Je me suis dit à ce moment là « ce n’est pas très agréable et pourtant il va falloir que je vive avec ça ! » (rires) Car je savais déjà ce que je voulais faire de ma vie.
Ton rêve le plus fou ?
Je crois que c’est continuer à faire ce métier, être sur scène, créer des spectacles. C’est en train de se faire mais je voudrais que cela continue.

Alice Cériani – Compagnie L’Impératrice © Rarolin
Futur(s) projet (s) ?
Avec ma Compagnie l’Impératrice, je prépare un solo de danse et théâtre que j’écris et interprète qui sera présenté du 8 au 10 octobre 2026 à La Fabrique du Vélodrome à La Rochelle. C’est un projet en cours depuis un an déjà. Un solo où je parle de sujets personnels en les rendant fictifs. On suit un personnage féminin d’une trentaine d’années en quête de réflexions existentielles au sujet de la maternité. Ce personnage a la maternité très présente en tête alors qu’elle n’a plus sa maman et pas encore d’enfant. Cela traite du deuil maternel et du désir d’enfant. Et de la quête identitaire de ce personnage qui essaie de se définir en marge de ces sujets.
Le(s) mot(s) de la fin ?
Je suis ravie de rencontrer Marguerite (rires). J’ai hâte d’aller à la rencontre du public rochelais et alentours, et du monde entier, autour de ce projet et mes projets futurs. Cher public, continuez d’aller voir des spectacles, c’est qui nous unit, nous relie et nous permet de survivre dans ce monde décadent. (rires)

Alice Cériani – Série Majestés de Stéphane Robin
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