YOUPI NOT DEAD, sur les murs de La Rochelle
Le Saintais Youpi Not Dead est venu en escapade artistique à La Rochelle.
Venez découvrir ses collages plein d’humour sur les murs de la rue Saint Nicolas.

L’occasion était trop belle pour en savoir plus sur ce drôle d’artiste urbain au slogan décalé : « Fais n’importe quoi mais applique toi ».
Youpi Not Dead, c’est mon blaze. « Youpi », comme l’interjection familière qui exprime la joie, l’enthousiasme ou le triomphe. « Not Dead », comme une réminiscence de ma culture punk, mais aussi comme un slogan universel de résilience. Une façon de dire que, malgré tout, on est toujours là.
Mon projet repose sur une philosophie assez simple : « Fais n’importe quoi, mais applique-toi. »

Une philosophie qui revendique la liberté de créer sans forcément se prendre au sérieux. Laisser une place à l’inutile, à l’absurde, au détournement, à l’improvisation et à toutes ces idées qui n’ont peut-être aucune raison d’exister… mais qui ont justement envie d’exister.
Parce que faire n’importe quoi ne veut pas dire faire n’importe comment. Au contraire. J’aime l’idée d’avoir une totale liberté dans l’intention, tout en apportant du soin à la réalisation. La liberté dans l’idée, l’exigence dans l’exécution. Chacun avec ses capacités, son expérience et sa technique, sans que cette technique ne devienne un frein à la création.

Mon premier contact avec le graffiti remonte à l’âge de cinq ans. Je découvre alors une phrase écrite en tout petit sur une boîte aux lettres de La Poste : « Celui qui remarquera cette remarque remarquera que ce n’était pas la peine de la remarquer. » Une petite phrase absurde et inutile, qui m’arrive encore aujourd’hui de placer dans certaines de mes créations.
Plus tard, je découvre les peintures rupestres et je suis fasciné par cette idée. Depuis que l’homme est homme, il ressent ce besoin de laisser une trace, de raconter, de montrer, de communiquer. Le mur est peut-être son premier support. Alors c’est décidé : ce sera aussi le mien… entre autres.

Mes sujets viennent principalement de ce que je vois autour de moi : la rue, la pop culture, la télévision, les informations, ma vie, la vie des autres… Je peux partir d’une image, d’une phrase, d’un personnage, d’un objet ou simplement d’une situation qui m’interpelle. Je détourne ce qui existe, je mélange les références et je joue avec les associations d’idées.
Je puise également dans des univers très différents, avec des artistes comme Warhol, Jacques Villeglé, Banksy, Magritte, Geluck ou encore Dalí. Pour ce dernier, je suis peut-être même davantage fasciné par le personnage que par ses œuvres.

Côté technique, je n’ai pas vraiment envie de me limiter. Peinture, collage, pochoir et, plus largement, tout ce que j’ai sous la main. Peu importe le matériel ou le support : l’idée est de faire avec ce qui est disponible et de voir ce que l’on peut en tirer.
J’utilise beaucoup le pochoir parce que j’aime particulièrement la répétition des motifs. Mais surtout parce que j’adore ce moment très précis où l’on retire le pochoir et où le motif apparaît. Il y a toujours une petite part de surprise. Pour moi, ce simple geste est un véritable générateur d’émotions positives.
Fais n’importe quoi mais applique toi c’est simplement ça : prendre la création au sérieux sans jamais se prendre au sérieux. Faire des choses qui n’ont parfois aucune utilité apparentes, mélanger le drôle, le populaire, le culturel et le bizarre.

Suivez l’actualité de Youpi not dead sur Instagram




